mardi 22 septembre 2009

[A sciences-po] Débat public de rentrée du NPA (mercredi 30 septembre, 19h)


Face à la crise du capitalisme, quelle riposte et quelle alternative ?

Mercredi 30 septembre, 19h, 28 rue des Saint-Pères, salle H007.

Depuis plus d'un an, le capitalisme s'enfonce dans une crise d'ampleur exceptionnelle qui, pour la première fois depuis 1929, touche le cœur du système : les Etats-Unis, le Japon et l'Europe.

Si la crise a pris naissance dans la sphère financière, il ne s'agit nullement d'une dérive d'un capitalisme financier ayant dévoyé les nobles idéaux et les pratiques vertueuses d'un capitalisme « industriel ». Ce qui est en cause, ce sont les fondements mêmes de l'économie capitaliste : la propriété privée des grandes entreprises, le pouvoir des actionnaires, la recherche du profit maximum à court terme, le partage inégalitaire des richesses. En conséquence, c'est vouloir raisonner un volcan en pleine éruption que de prétendre « moraliser » le capitalisme.

D'ailleurs, que font les gouvernements face aux grands trusts quand ces derniers s'appliquent à faire payer la crise à la grande majorité de la population ? Ils financent le chômage partiel et octroient des aides publiques à des entreprises qui, depuis des années, accumulent des dizaines de milliards d'euros de profits. Que font-ils face aux licenciements de millions de travailleurs à travers le monde ? Rien, sinon réprimer ceux qui se battent pour préserver leur emploi et leur dignité.

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Car les travailleurs du public et du privé organisent un peu partout la riposte pour ne pas payer une crise dont ils ne sont pas responsables : contre les licenciements, contre des réformes visant à privatiser les services publics, contre la précarité s'imposant partout, etc. Malheureusement, suite aux grandes manifestations du 29 janvier et du 19 mars, les directions syndicales ont désarmé le mouvement social en n'organisant pas la convergence des luttes et en se contentant de négocier les miettes que le gouvernement veut bien laisser tomber de la table.

Les luttes exceptionnelles aux Antilles ont pourtant montré qu'une riposte, unitaire et radicale, pouvait faire trembler le gouvernement et le patronat en s'appuyant sur la mobilisation des classes populaires. Lors de cette réunion publique, nous présenterons les grands axes de la politique que défend le NPA, et débattrons de la nature et des conditions d'une riposte visant à imposer les intérêts de la grande majorité de la population.

Rendez-vous le mercredi 30 septembre, à 19h au local associatif.


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